Les livres à avoir en roadtrip

Quand tu voyages comme on le fait avec Cosmos, c’est à dire en partant en roadtrip et/ou camping, il y a parfois des moments où il est agréable de se poser tranquillement avec un bon bouquin.

Cosmos vaque à ses occupations (creuser un trou, ronger un nerf de bœuf, chasser les oiseaux, parfois même piquer un petit somme) et moi je me détends (tout en gardant un œil sur lui).

 

Voici ceux que je te conseille (et non, Into the Wild n’en fait pas partie, parce que c’est vu et revu je suis quand même un peu plus originale que ça), pas nécessairement par ordre de préférence, mais dans l’ordre où ils me viennent à l’esprit. Petit détail : ce sont tous des histoires vraies.

L’aventurière des sables, de Sarah Marquis

Déjà parce que Sarah est suissesse (ah bon, on ne dit pas une suisse???) et ensuite parce que ce livre raconte l’histoire vraie d’une jeune femme qui décide de traverser l’Australie à pied, seule, en totale autonomie. Forcément, avec le nombre de voyage que j’ai fait là-bas avant Cosmos, ce récit me parle tout particulièrement. Les grands pleines de l’Outback sans personne à des centaines de km à la ronde, ce sentiment de lien profond avec la nature, ces sensations propres à l’Australie… Sarah s’est « trouvée » intérieurement dans le bush, tout comme moi. Une fois que l’on a goûté le DownUnder, on y laisse forcément une partie de son cœur.

Et puis, ce livre est une hymne à l’aventure au féminin, en solitaire, en autonomie. Sarah nous montre que c’est possible, que c’est génial, qu’une femme peut le faire tout aussi bien (si ce n’est mieux) qu’un homme.

Je te laisse découvrir son aventure, et sache qu’elle est revenue en Suisse avec un compagnon à quatre pattes. C’est donc le livre idéal pour un premier voyage avec son chien.

J’ai hésité à en parler car il était épuisé depuis des années, mais il vient d’être réédité et sera livrable dès octobre 2018. L’aventurière des sables, de Sarah Marquis.

 

Petit traité sur l’immensité du monde, de Sylvain Tesson

Sylvain Tesson vit près de chez moi, au pied du Mont-Blanc. Adepte de la vie vagabonde, des grands espaces et des bienfaits de la solitude, ce livre t’expliquera (ou te rappellera) pourquoi le voyage en solitaire est indispensable à une bonne santé mentale !

A lire au moins une fois dans sa vie (puis relire, et re-relire), si, comme moi, tu es un brin misanthrope, voire que tu l’assumes parfaitement. Personnellement, j’ai dû le lire déjà cinq fois, et mon exemplaire est recouvert de stabilo fluo.

Petit traité sur l’immensité du monde, de Sylvain Tesson.

Quelques citations parmi tant d’autres :

« L’enfer, ce n’est pas les autres, c’est l’obligation de vivre avec eux. Le mieux consiste donc à construire un donjon solitaire avec le ciment de son rêve suffisamment solide pour que le ressac du monde extérieur s’y fracasse ».

« Il est cependant une autre catégorie de nomades. Pour eux, ni tarentelle ni transhumance. Ils ne conduisent pas de troupeaux et n’appartiennent à aucun groupe. Ils se contentent de voyager silencieusement, pour eux-mêmes, parfois en eux-mêmes. On les croise sur les chemins de monde. Ils vont seuls, avec lenteur, sans autre but que celui d’avancer. »

« Les gens imaginent que l’errant va le nez au vent. Pourtant c’est avec rigueur qu’il trace sa route. Il faut de la discipline pour ne pas céder à l’envie d’une halte. Il faut de la méthode pour gagner le rythme nomade, cette cadence nécessaire à l’avancée et qui aide le marcheur à oublier sa lenteur. Lors de mes traversées transcontinentales, je m’efforçais (.. .) de disposer toujours de la même façon mes effets au bivouac, de réciter dans le même ordre ma cargaison de poèmes… Minuscules stratagèmes qui constituent la Règle monastique du voyageur. Voyager, ce n’est pas choisir les ordres, c’est faire entrer l’ordre en soi. »

 

L’usage du monde, de Nicolas Bouvier

Nicolas Bouvier était genevois (décidément, que de suisses dans la littérature de voyage).

Ce livre raconte le voyage qu’il a effectué, en 1953 avec un ami, à travers la Yougoslavie de l’époque, la Turquie, l’Iran et l’Afghanistan. Le récit à beau avoir 65 ans, il est toujours d’actualité. L’usage du monde, de Nicolas Bouvier.

Ma citation préférée :« C’est la contemplation silencieuse des atlas, à plat-ventre sur le tapis, entre dix et treize ans, qui donne ainsi l’envie de tout planter là. Songez à des régions comme le Banat, la Caspienne, le Cachemire, aux musiques qui y résonnent, aux regards qu’on y croise, aux idées qui vous y attendent… Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. La vérité, c’est qu’on ne sait comment nommer ce qui vous pousse. Quelque chose en vous grandit et détache les amarres, jusqu’au jour où, pas trop sûr de soi, on s’en va pour de bon.
Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait ».

 

127 heures, de Aron Ralston

127 heures, c’est l’histoire d’un mec qui part faire une randonnée seul, sans prévenir personne, dans le désert en Utah (USA). Forcément, il lui arrive des bricoles, il tombe dans une crevasse et se retrouve le bras coincé sous un rocher de plusieurs centaines de kilos. Son téléphone ne fonctionne plus et il n’a aucun moyen de prévenir les secours. Il n’a que très peu d’eau et aucune nourriture. Je vous laisserai découvrir par quel moyen il arrive à se sortir de cette (très) mauvaise passe.

127 heures, de Aron Ralston

Et si, par hasard tu avais déjà vu le navet qui a été tiré de ce roman, achète le livre, il est cent fois mieux que le film.

 

L’aventure : Pour quoi faire ?, de nombreux auteurs, dont Sylvain Tesson

Cet ouvrage est un recueil de plusieurs points de vue, tous des aventuriers dans l’âme, qui essaient de définir, ou redéfinir, ce qu’est l’Aventure, aujourd’hui. Un petit bouquin très sympa qui, au-delà de te motiver, finit par te faire dire : L’Aventure, pourquoi pas ?

L’aventure, pour quoi faire, de Sylvain Tesson

 

Wild, de Cheryl Strayed

Wild, c’est un film avec Reese Witherspoon, mais c’est avant tout un livre. Un livre qui parle de l’histoire vraie d’une jeune femme à l’enfance et la jeunesse chaotique, qui est tombée dans la drogue et la dépendance sexuelle suite au décès de sa mère et qui pour couronner le tout, vient juste de divorcer. Consciente qu’elle ne tiendra pas longtemps à ce rythme, elle décide de tout plaquer et de parcourir le célèbre Pacific Crest Trail, chemin de randonnée qui relie le Mexique au Canada. Les récits sur le déroulement de son expédition (elle n’a aucune expérience dans la préparation de son matériel) mais aussi son évolution intérieure et sa transformation personnelle à travers son voyage en font l’un de mes livres préférés.

Pour une fois, le film qui en a été tiré n’est pas mauvais. Mais il romance certains passages et ne reflète pas, à sa juste valeur, les états d’esprits de l’auteure. Wild, de Cheryl Strayed, est un livre à lire donc !

 

Mange, prie, aime, de Elizabeth Gilbert

Mange, prie, aime, d’Elizabeth Gilbert, est un roman dans le même genre que Wild, à découvrir.

 

Walden ou La vie dans les bois, de Henry David Thoreau

Comment ne pas parler de Walden ? A la fin des années 1800, Henry David Thoreau décide de partir vivre au milieu des bois, dans une cabane qu’il a construite lui-même. Véritable expérience socio-culturelle, il souhaite se rapprocher de la nature et ainsi devenir « lui-même ». Henry David Thoreau est un philosophe naturaliste américain. La construction de la cabane est une métaphore pour la construction de son âme.

Quelques citations parmi tant d’autres :

« Mieux que l’amour, l’argent, la gloire, donnez-moi la vérité. Je me suis assis à une table où nourriture et vins riches étaient en abondance, et le service obséquieux, mais où n’étaient ni sincérité, ni vérité; et c’est affamé que j’ai quitté l’inhospitalière maison. »

« Car j’étais riche, sinon d’argent, du moins d’heures ensoleillées comme de jours d’été, et les dépensais sans compter.« 

« Lorsque les vieilles gens vous diront que vous ne pouvez faire quelque chose, essayez, et vous découvrirez que vous pouvez le faire. Que les vieux agissent comme des vieux, les jeunes comme des jeunes.« 

 

Latitude zéro, de Mike Horn

Latitude zéro, c’est le pari fou de Mike Horn (que l’on ne présente plus), de faire le tour du monde, seul, en autonomie, et sur la ligne de l’équateur. Que ce soit pour traverser l’Amazonie et ses piranhas, la Colombie et ses narcotrafiquants, l’océan pacifique sur un voilier ou le continent africain sur un vélo, Mike Horn, égal à lui-même n’a peur de rien. J’ai dévoré le livre en quelques heures.

 

Walking the Amazon: 860 Days, de Ed Stafford

Pour ce dernier livre, il faut malheureusement parler anglais, je n’ai pas encore trouvé la version traduite en français. Le récit du voyage incroyable du premier homme à avoir parcouru l’intégralité du fleuve Amazone, de sa source à Arequipa (Pérou) jusqu’à son embouchure au Brésil, dans l’océan atlantique. Ce qui lui aura pris 860 jours.

Si vous le connaissez, n’hésitez pas à lui donner mon numéro 😉 Sinon, Walking de Amazon est un livre vraiment génial !

Si tu souhaites acheter un de ces articles (ou autre chose), ça serait super sympa de passer par mon lien Amazon ci-dessus. Cela ne te coûtera rien de plus, mais nous, ça nous aidera à continuer l’aventure avec vous. Merci pour le coup de pouce ! 

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Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

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