Nicolas et Sidoine parcourent la planète pour la sauver



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Qui sont-ils ?
Nicolas, 31 ans et Sidoine, 4 ans

Le projet
Le projet s’appelle TrashGo. Il a démarré comme une plaisanterie. Nicolas se trouve sur la plage avec ses amis, lorsqu’il trouve une bouteille en pet dans le sable. Il s’amuse à la lancer, dos tourné, dans la poubelle derrière lui. La scène est filmée et partagée sur Facebook. Et là, ce qui n’était qu’un jeu devient viral. Nicolas a créé le buzz.

Prof de surf dans le Sud-Ouest de la France et écologiste convaincu, Nicolas se dit qu’il y a quelque chose à faire de ce quart d’heure de gloire. Il crée alors le mouvement TrashGo, pour inciter les gens à l’imiter.

« Tu sais Caro, en tant que surfer, je suis toujours révolté par le nombre de déchets qui flottent dans l’océan, c’est vraiment impressionnant« , m’explique-t-il.

TrashGo, il l’a voulu à son image, calqué sur sa personnalité. Ses vidéos sont pleines d’humour, de vie, de positive attitude, un brin déjantées (normal, c’est un surfer je t’ai dit).

Et là, il me sort la phrase la plus mythique que j’aie entendu de toute ma vie : « Je ne suis bon en rien mais pas mauvais en tout« . Ca y est ! J’ai un coup de foudre idéologique ! (juste idéologique hein, de toute façon le cœur de Nicolas est déjà pris, désolée mesdames)

 

Les voyages
Le mouvement commence à faire parler de lui et Nicolas décide de passer à la vitesse supérieure. Grâce à un financement participatif avec ceux qu’il surnomme affectueusement ses Trashouilles (traduction : ses fans de TrashGo), il réunit la somme de 8’000 €, dans le but de partir faire le tour du monde avec Sidoine et promouvoir son idée, à savoir ramasser les déchets qui jonchent plages et espaces verts

« Pour faire vivre une idée, un mouvement, il faut sans cesse se renouveler. Le jeter de déchet dans une poubelle, ça va un moment. Mais je suis le premier à me lasser d’un buzz et mes convictions sont beaucoup plus profondes. Il me fallait une nouvelle idée, d’où ce voyage« .

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Fidèle à lui-même, Nicolas s’élance dans l’aventure sans grande préparation, presque sur un coup de tête. Son chien, son vieux vélo et son sac à dos. Le seul point sur lequel il a porté son attention : le bien-être de Sidoine. Pour lui, il était impensable de le faire courir des heures et des heures, tous les jours, sous la chaleur et sur le bitume. Du coup, il installe une remorque à l’arrière du vélo, et cherche à rouler un maximum le long des champs pour qu’il puisse être en liberté.



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Sa liberté, Sidoine la doit à Nicolas. Né en SPA, il y a grandi, jusqu’au jour où Nicolas a décidé d’y faire un tour. « Tous les chiens aboyaient, hurlaient, il y avait un bruit fou. Et puis il y avait Sidoine, assis bien droit dans son box. Il me regardait, hyper calme. On aurait dit qu’il m’attendait. Alors je suis reparti avec. » Depuis, Sidoine accompagne Nicolas partout et n’a ni laisse, ni collier. « Il sait qu’il doit me suivre, et il joue le jeu. »

Le duo part de Biarritz, traverse l’Espagne et arrive à Porto en moins de 8 mois. Mais là, Nicolas se fait voler son vélo. Bon… Un peu embêtant, mais pas bloquant.

Deux bâtons glissés le long des anses, et voici la remorque transformée en carriole. Ils repartent à pied, direction Lisbonne.

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Nicolas est un esprit libre, un vrai, un amoureux du fun et il croque la vie à pleines dents. C’est en kayak qu’ils traversent l’Algarve (Sud du Portugal), avant de revenir en Espagne, en roller. Sidoine a vraiment choisi un maître funky !

Là, Nicolas récupère un vélo tout neuf, offert par un fan qui a lu son histoire sur Facebook. Pour la petite histoire, ses TrashFan, Nicolas en est très proche, il les a dans la peau. Littéralement, puisqu’il s’est fait tatouer leur nom sur ses fesses.

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Direction le Maroc. A Agadir, Nicolas et Sidoine trouvent un petit chiot, caché dans les buissons et visiblement abandonné. Ils lui donnent à manger et à boire et un peu de réconfort. Le chiot saisi sa chance et décide de les accompagner. Comique au grand cœur, Nicolas craque et embarque celle qu’il appellera Xaxi (prononcé Chachi, ce qui veut dire buisson en basque).

Quelques semaines plus tard, Nicolas laisse ses deux chiens au campement une petite heure, le temps de faire quelques courses. A son retour, il découvre ce que veut dire « avoir un chiot ». Xaxi a mangé son passeport !

N’ayant bien évidement pas embarqué d’autre pièce d’identité, Nicolas est obligé de rentrer en France pour refaire ses documents (il a obtenu une autorisation de sortie de la part des autorités marocaines).

Problème : Xaxi est trop jeune pour être vaccinée contre la rage, et sans cela, elle ne peut pas les suivre. Nicolas contact Michelle, passionnée canine, qui mène une campagne de vaccination à travers le Maroc. Elle accepte de garder le chiot et de s’en occuper le temps qu’il soit « en règle », pour revenir en France, soit pendant 2 mois. Nicolas finance tous ses soins à distance et, le moment venu, fait un aller-retour en avion pour aller la chercher.

Nicolas vit en appartement, avec sa compagne, Sidoine et 4 chats. Xaxi se sent à l’étroit, elle qui n’a connu que la vie au grand air. C’est chez la Maman de Nicolas, qui vit à quelques minutes de chez lui, que Xaxi a élu domicile. Elle y reçoit tout l’amour qu’elle mérite et peut continuer à voir son maître aussi souvent qu’elle le souhaite.

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Le voyage avec Sidoine

Depuis qu’il l’a adopté, Nicolas n’envisage pas sa vie sans Sidoine. Ils sont inséparables. Il était donc évident pour lui qu’ils vivraient l’aventure ensemble.

« En plus, c’est un super compagnon de voyage, car finalement, je ne suis jamais vraiment tout seul. Il est là, avec moi, il me donne de l’attention et de l’affection tous les jours, même dans les coups durs ou lorsque j’hurle contre l’immensité du vide à cause d’une accumulation de petites choses. Il sait bien que je ne suis pas fâché contre lui. On dort ensemble dans la tente, et on se parle. Lui à sa manière, avec ses gestes et son regard, et moi, à la mienne. Enfin… tu vois de quoi je parle« .

Oh oui ! Les chiens n’ont pas la parole mais savent s’exprimer mieux que certains d’entre nous.

« En plus, les gens viennent beaucoup plus facilement vers moi, justement parce que Sidoine est là. C’est une véritable attraction à lui tout seul. » Qui a dit : tel maître, tel chien ?

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Et maintenant
Le projet de tour du monde initialement prévu a été redéfini.

Nicolas et Sidoine viennent de terminer le trajet Biarritz – Brest, en 15 jours. Ils rentreront à la maison cette semaine, en Paddle. Oui, Sidoine fait aussi du Paddle.

Pour la suite de leurs aventures, Nicolas envisage l’Alaska en 2019, puis les USA en général et l’Amérique du Sud. Des idées plein la tête, il se donne le temps de réfléchir aux différentes possibilités qui s’offrent à lui. Ce qui est sûr, c’est qu’il continuera à parcourir la planète avec Sidoine, tout en ramassant les déchets sur leur route.

 

Les aléas du voyage
Les moments les plus marquants de son voyage, ce sont ces moments de galères intenses, mais qui permettent de se sentir vivant après coup.

Il se souvient du Portugal, où ils ont affronté des nuits à -5° dans leur tente, alors qu’ils n’étaient pas équipés pour le froid. Ou bien la traversée en kayak sur la rivière Tage, à Lisbonne. C’était une étape particulièrement difficile, le courant était violent.

Ces aléas du voyage, Nicolas les voit comme de bons souvenirs malgré tout. « Les galères te renforcent, te permettent de te dire que tu en as été capable, te rendent fier de toi, te donnent de la confiance en tes capacités et en toi-même« . Là-dessus, je ne peux que lui donner raison !

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Son conseil
Le conseil de Nicolas « Lorsque tu as un projet, une idée en tête, évite de trop réfléchir. Lance-toi, trouve des réponses aux questions basiques, mais ne calcule pas tout. Si tu attends d’avoir tout planifié, d’avoir l’itinéraire parfait ou d’avoir bouclé ton budget, tu ne partiras jamais. Vis l’expérience« .

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Les suivre
Si tu veux plus d’informations sur Nicolas et Sidoine, si tu veux les encourager, les féliciter ou aller aider le mouvement TrashGo, voici leur page Facebook

Le mot de la fin
Le mot de la fin de Nicolas : « Tira palante » comme disait ma grand-mère espagnole.

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En bonus, quelques vidéos tirées de leur chaîne Youtube !!

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