Kevin Plessis, le nouvel aventurier à suivre

Aujourd’hui, un article un peu différent. Celui que je vais vous présenter ne voyage pas pas avec son chien, pour la simple raison qu’il n’en a pas (encore). C’est au cours de notre voyage en Suède que nous avons fait la rencontre de Kevin Plessis, le nouvel aventurier à suivre.

Qui est Kevin Plessis ?

Kevin Plessis vient de Nantes et a récemment déménagé à Annecy, à 30 km de Genève. Cet aventurier de 28 ans s’est lancé un défi hors-norme : mener à bien sa nouvelle expédition EuroZero, en ralliant le Cap Nord en Norvège, jusqu’à Tarifa en Espagne, soit plus de 6000 km en marchant seul et en totale autonomie, en seulement 6 mois (30 à 40 km par jour).

Car non, il n’a aucune équipe derrière lui pour lui organiser des ravitaillements ou lui porter assistance. Il n’a emporté que 45 sachets de nourriture lyophilisée et se nourrit de se qu’il trouve dans la nature ou de ce que ses rencontres occasionnelles veulent bien lui offrir.

Et comme si cet exploit ne suffisait pas en soit, en amoureux de la nature convaincu, il a décidé de ramasser tous les déchets qui croiseront sa route. A l’heure actuelle, il vient d’arriver au Danemark, a déjà parcouru 2’400 km et ramassé plus de 685 déchets.

Comment je l’ai rencontré ?

Cette rencontre avec Kevin Plessis résulte d’une multitude de petits événements qui, isolés, n’ont aucun sens, mais qui mis bout à bout, devaient tous les deux nous amener à ce moment précis.

Pour ma part, j’étais tombée sur son aventure en parcourant les photos de Sarah Marquis (mon aventurière préférée) lorsque je préparais mon propre voyage en Scandinavie avec pour objectif le cercle polaire, en Norvège.

Je lui avais envoyé un message, mais nos itinéraires ne semblaient pas se croiser. Et puis, suite à un imprévu aux Pays-Bas, j’ai été contrainte de me rendre à l’hôpital au Danemark, ce qui m’a forcée à rester trois jours sur place et m’a passablement plombé le moral.

Arrivés en Suède, Cosmos et moi sommes tombés amoureux de la région de Göteborg, et avons choisis d’y rester plus d’une semaine, au lieu des deux jours planifiés. Mais encore une fois, Kevin était trop loin pour une rencontre. J’ai donc abandonné l’idée et nous sommes partis à l’intérieur des terres, dans la région des grands lacs.

Et un soir, par pur hasard, je consulte ses photos et découvre qu’il n’est en réalité qu’à 30 km de nous (la même distance qu’entre Annecy et Genève). Le lendemain, je prends évidemment la route dans sa direction et soudain, envahie d’un sentiment étrange, je l’aperçoit marcher en lisière de forêt.

On dit que dans la vie, il n’y a pas de hasard et que ce qui nous est destiné trouve un moyen de nous rejoindre.

Kevin Plessis : L’homme derrière l’aventurier

J’ai toujours admiré les aventuriers. Sarah Marquis, Mike Horn, Sylvain Tesson, Ed Stafford Chacun de leurs exploits me remplis d’admiration et force mon respect.

J’étais donc impressionnée de rencontrer Kevin. Et pourtant, derrière un mental d’acier et une détermination sans faille se cache un homme humble, doux et d’une gentillesse rare. Un véritable aventurier au grand cœur !

Nous nous sommes vus à plusieurs reprises sur plusieurs jours, lorsqu’il faisait des pauses, et avons beaucoup discuté. Nous avons beaux être tous les deux des solitaires dans l’âme, ces moments de partage étaient déconcertants de facilité, comme si nous nous connaissions depuis longtemps.

Après un mois de solitude pour moi et bientôt trois pour lui, parler français avec une personne qui partage ses valeurs fait tellement de bien qu’il est difficile de décrire cette sensation à qui ne l’a pas vécue.

Il m’a raconté son parcours depuis la Norvège, les difficultés qu’il a rencontré dans la neige, ses meilleurs souvenirs, ses galères. Il m’a expliqué comment il s’était préparé, seul, pour cette expédition incroyable. Toujours modestement, comme si tout cela était « normal », à la portée de tous.

A ce jour et sans équipe logistique derrière lui, Kevin Plessis n’a même pas de sponsors. Il a financé lui-même son aventure. Il voulait juste « réaliser son rêve », même s’il espère un jour vivre de sa passion.

Et maintenant ?

Il m’a été difficile de lui dire au revoir. Je m’attache rarement aux gens, je profite du moment présent et continue ma route sans me retourner. Mais cette rencontre-là m’a particulièrement touchée.

Le voir s’éloigner pour continuer son périple, dans cette petite ville suédoise, sous un soleil de plomb, m’a fait ressentir un pincement au cœur. Mais il était tant pour lui de retrouver sa solitude et sa concentration, primordiales pour tenir les 4’000 km qu’il lui reste encore à effectuer.

Kevin dit que la solitude amplifie l’attachement. Personnellement, j’ai souvent fait des rencontres en voyage, mais jamais une personne avec autant de qualités humaines et je compte bien le revoir à son retour… à 30 km de chez moi !

Comment le soutenir ?

Si vous souhaitez le suivre, voici son compte Instagram et sa page Facebook (Kevin Plessis – Aventurier).

Vous pouvez suivre sa progression en direct sur le lien de sa balise GPS : https://eur-share.inreach.garmin.com/kevinplessis

Pour le soutenir dans sa démarche, Kevin Plessis devrait arriver en France au mois d’août. Vous pouvez le contacter via les réseaux sociaux pour lui demander ce dont il a besoin. J’ai prévu de le rejoindre fin juillet, je peux donc collecter vos dons et je lui remettrai à cette occasion.

Enfin, sachez qu’à son retour, il publiera un livre sur cet incroyable périple, dans lequel il dévoilera sans doute les anecdotes que j’ai eu la chance d’entendre de vive voix. Patience donc !

Le mot de la fin

Gandhi a dit : « Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tour de lui-même. »

N’importe quel voyageur au long cours cherche, de manière consciente ou non, au-delà des paysage et des rencontres, des réponses à ses questions et ses démons intérieurs.

Lorsque je disais plus haut qu’il n’y a pas de hasard, c’est parce que Kevin, plus encore que sa compagnie, m’a offert un cadeau d’une valeur inestimable : grâce à lui, j’ai trouvé les réponses que je cherchais depuis plus de 6 ans. Et en cela, je lui en serai éternellement reconnaissante.

Je suis honorée qu’il m’ait consacré son temps libre pour partager une tranche de vie. Et je ne peux que vous encourager à suivre vous aussi son parcours.

Bonne chance pour la suite Kevin ! Je te souhaite de trouver, toi aussi, les réponses que tu es venu chercher en Scandinavie

2 commentaires sur “Kevin Plessis, le nouvel aventurier à suivre

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  1. MERCI MERCI pour cet article consacré à votre rencontre fortuite avec mon cher neveu. Les mots utilisés reflètent profondément l’admiration que vous lui portez.
    Moi je voyage d’une autre façon en organisé mais petits groupes de randonneurs à travers divers pays du monde et ce que réalises KEVIN, pour moi c’est un exploit et je le suis depuis son départ. J’ai lu et apprécié certains articles vous concernant. Continuez à vivre votre passion pour les autres continents. LA TANTE SYLVIE

    1. Merci pour votre gentil message. C’était une très belle rencontre et je suis admirative de son exploit !

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