Mélodie, Ivan et Sanka

Qui sont-ils ?

Ivan 27 ans, Mélodie 28 ans, instituteurs tous les deux, et Sanka Malamute de 2 ans.

Le projet

Nous voyageons avec Sanka depuis qu’elle est toute petite, principalement en van aménagé et nous avons parcouru tous les trois une bonne partie de l’Europe (Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Allemagne, Danemark, Norvège lors d’un roadtrip de 2 mois et Espagne et Portugal lors d’un roadtrip de 2 semaines).

Nous partageons tout avec Sanka et il n’est pas envisageable pour nous de prendre des vacances en laissant une partie de la famille sur le carreau. Il est évident qu’elle fait partie de chacune de nos aventures.

Nous nous sommes convertis à ce mode de voyage lorsque Sanka est arrivée car c’était beaucoup plus pratique pour nous avec un gros chien, et maintenant ce serait impossible pour nous de retrouver les contraintes du voyage « classique » car nous aimons trop la liberté que cela nous offre et le fait de pouvoir dormir en pleine nature !

Depuis 6 mois on s’est tous expatriés en Bolivie où nous travaillons tous les deux au lycée français de la Paz (et où nous avons aménagé un vieux 4×4 en mode van). Nouvelle aventure donc, et premiers trajets en avion pour Sanka (mois sympa que le van mais elle s’en est sortie).

Nous avons pris plusieurs avions (4 en tout) et le trajet nous a pris 3 jours en tout pour arriver jusqu’en Bolivie. Le choix des vols était restreints en fonction des avions qui disposent de soutes pour les chien et des politiques de chaque compagnie aérienne à prendre en compte… Forcément cela nous a pris plus de temps que la normale mais tout s’est bien passé !

L’Amérique du Sud avec son chien

Ici, nous avons déjà visité la Bolivie et le Pérou (et un petit coin du Chili mais sans passer les douanes, car on était en trek à travers la Cordillère des Andes) à travers deux roadtrips de 2 et 4 semaines, et puis un peu au quotidien aussi vu qu’on vit ici.

Le Pérou demande le vaccin CHLP en plus de la rage qui est nécessaire partout ailleurs. Pour pouvoir débarquer Sanka au Pérou et en Bolivie, il nous a fallu faire un certificat de bonne santé moins de 10 jours avant le départ. On a aussi dû faire valider tout son passeport et chacun de ses vaccins par les services vétérinaires départementaux, qui valident la légalité de tous les documents. Il nous a donc fallu une bonne dose d’organisation (en plus du casse-tête pour trouver la bonne cage aux normes pour l’avion).

Comme nous avions choisis de nous expatrier, là-aussi, hors de question de partir vivre dans un pays ou nous n’aurions pas pu l’emmener. Nous avons donc éliminé la Nouvelle Zélande, l’Australie, et quelques jolies iles du Pacifique et choisi un pays qui n’impose pas de quarantaine à l’arrivée.

Prendre l’avion avec son chien

Pour l’avion nous avions acheté la cage deux mois avant le départ pour que Sanka puisse s’habituer à dormir dedans. Le jour J, elle avait son odeur, son tapis et son doudou. C’était ce qu’on pouvait faire de mieux mais elle n’a quand même pas particulièrement apprécié le voyage. Elle n’a rien dit au premier vol mais après avoir compris à quoi servait vraiment sa cage qu’elle aimait bien jusqu’ici, elle pleurait énormément quand on la laissait à l’enregistrement et ne voulait pas retourner dans sa cage. A la fin du périple elle n’a plus mis une patte dedans pendant un bon mois. Maintenant, ça va mieux !

Pour la cage, il s’agit de « normes » IATA. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de « certificat officiel », mais uniquement des recommandations. Ainsi, n’importe quel fabricant de cage de transport peut dire qu’elle est « OK IATA » sans que ce ne soit réellement le cas. Du coup, c’est au propriétaire du chien de s’assurer que la cage sera bien acceptée par la compagnie. Dans tous les cas, il ne faut pas faire confiance uniquement à la mention IATA sur la caisse.

Pour notre part, nous recommandons la cage Skykennel de la marque Varykennel (https://amzn.to/33STuRE).

Lorsque nous avons planifié nos escales, nous avons choisis d’avoir cinq heures entre chaque avion, afin de récupérer Sanka (et nos bagages par la force des choses) et lui permettre de sortir faire ses besoins et se dégourdir les pattes. Ensuite, il a fallu la réenregistrer (ainsi que nos bagages), à chaque fois.

Au moment de la récupérer, cela dépend vraiment de l’aéroport : A Madrid, un employé nous l’a ammenée sur un chariot, à Paris, elle a été déposée sur le tapis des bagages hors format et à la Paz, elle nous attendait sur le tapis roulant avec toutes les valises des voyageurs !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site Roadsidetrip.com : https://www.roadsidetrip.com/prendre-avion-avec-son-chien

Pour acheter notre livre : Voyager avec son chien
C’est par ici !

Les meilleurs souvenirs

Sanka galopant au beau milieu du Salar d’Uyuni (le plus grand désert de sel au monde, au sud de la Bolivie). C’était un moment magique. En Amérique du Sud il y a énormément de chiens errants. Du coup, on ne la lâche que rarement et on est toujours sur le qui vive car on a peur qu’elle se fasse attaquer. Arrivés au beau milieu du Salar, elle ne courrait aucun danger et on l’a laissée sortir librement (avec ses chaussons pour protéger ses coussinets du sel). Elle s’est roulé dans le sel, a couru comme une folle dans tous les sens et on s’est tous les trois régalé de découvrir cet endroit somptueux. On a profité du coucher de soleil absolument irréel et on a passé la nuit seuls au milieu du désert sous des milliards d’étoiles. On était fiers d’avoir emmené notre chien jusque dans cet endroit mythique et heureux d’en profiter tous les 3, loin de tous les touristes.

Le jour de pêche dans les îles Vesteralen tout au Nord de la Norvège. On était tous les trois en canoë et on essayait en vain de pécher depuis 3 semaines. Après avoir croisé des dauphins qui jouaient dans l’eau autour de nous, on a péché un lieux noir, puis le temps de remettre la ligne à l’eau, un énorme cabillaud ! On était super contents et Sanka ne comprenait pas bien notre enthousiasme, ni l’intérêt de partager son espace dans le canoë avec des poissons qu’elle ne pouvait pas toucher. C’était un super moment.

La visite de Copenhague au Danemark avec des copains qui voyagent eux aussi avec leurs deux chiens. Je déteste les villes mais celle-ci m’a bluffé. Il y avait des arbres et de l’herbe partout, on a pu aller partout avec les chiens et même les lâcher pour qu’ils se baignent dans un lac au beau milieu de la ville. Je ne pourrais définitivement que conseiller cette ville pour voyager avec son chien. On a eu un énorme coup de cœur et les 3 chiens se sont amusés toute la journée.

Le pire souvenir

Le jour ou Sanka a découvert que les moutons n’étaient pas toujours ses copains de jeu, que certains pouvaient avoir peur d’elle, fuir, et que cela a réveillé en elle un instinct de chasse qu’on n’avait jamais encore détecté.

Nous étions dans les îles Lofoten en Norvège et faisions une magnifique randonnée en haut de falaises vertigineuses qui donnaient sur des plages de sable blanc baignées d’une eau turquoise. Sanka courrait détachée à quelques dizaine de mètres de nous quand d’un coup nous l’avons perdue de vue (le terrain était très vallonné).

Nous avons aussitôt lancé l’application de son traceur GPS mais visiblement il avait été victime d’une fausse manipulation et il s’était éteint. Impossible donc de la localiser (https://amzn.to/2MwfDjn). Après plus d’une heure de recherches, nous rencontrons des touristes qui nous expliquent dans un anglais approximatif qu’ils ont vu Sanka courir après des moutons en direction des falaises…  Nous continuons nos recherches en larmes et essayons de descendre dans les creux des falaises avec la peur de la retrouver beaucoup plus bas… Jusqu’à ce qu’elle réapparaisse, trempée et ayant perdu sa cloche (nous lui avions accroché une clochette pour surveiller ses déplacements quand nous étions garés dans la nature). Depuis ce jour, elle chasse les moutons et nous sommes obligés d’être très vigilants !

Et maintenant ?

Nous passons notre année en Bolivie, un pays qu’on ne recommandera pas pour les chiens voyageurs en raison du grand nombre de chiens errants et très territoriaux…

Ici les chiens sont partout, livrés à eux-même, malades, blessés, et se nourrissent des poubelles (elles aussi omniprésentes). Même les chiens qui ont des propriétaires sont en fait laissés seuls dans les rues. Ils se contentent de les nourrir de temps en temps. Ils sont donc très territoriaux, vivent en meute et ont leurs propres codes qu’un chien de compagnie français a bien du mal a décrire… Il nous est donc très difficile de circuler avec Sanka. Ces chiens sont généralement sympa avec les humains mais ne tolèrent en tout logique pas la présence d’un chien extérieur à la meute sur leur territoire.

Pour cette raison nous avons décidé d’écourter nos contrats et de ne rester qu’un an au lieu de deux. L’année scolaire hémisphère sud se terminant en décembre et ne reprenant nos postes qu’en septembre 2020 en France, ce qui nous laisse neufs mois de congés pour réaliser notre grand projet, que nous avons nommé : Roadsidetrip.

Le projet Roadsidetrip

Nous avons décidé de parcourir le continent Nord-américain, en van aménagé et avec Sanka. Du Mexique à l’Alaska, en ramassant les déchêts sur notre route.

En quelques mots, nous allons revendre notre van bolivien, acheter un nouveau véhicule au sud des USA et rallier l’Alaska en passant par les grands parcs de l’ouest américain et le Canada.

Notre voyage sera dédié à deux thèmes :

  • le ramassage des déchets dans la nature et la sensibilisation des écoliers au problème des déchets plastiques
  • La dénonciation des abandons de chiens lors des départs en vacances, par un soutien aux refuges et la mise en commun d’un maximum d’informations sur les voyages afin de créer des fiches pratiques mises à disposition gratuitement des association de protection animales pour sensibiliser, informer et éviter les abandons.

Le mot de la fin

Si vous souhaitez suivre leurs aventures, voici leur compte Instagram : roadsidetrip et leur compte Facebook roadsidetrip.

Le projet de Mélodie, Ivan et Sanka nous parle tout particulièrement, car c’était aussi une envie que l’on avait Cosmos et moi. Notre idée était prendre une année sabbatique, de partir depuis l’Alaska et de parcourir toute la panaméricaine en van, jusqu’à Ushuaïa en Argentine.

Mais depuis, les contraintes rencontrées commencent à nous décourager. En Argentine et au Chili, tous les parcs nationaux sont interdits aux chiens, de même que le Machu Picchu au Pérou. De plus, il est impossible de passer la frontière entre le Panama et la Colombie par la terre ferme. Il faut obligatoirement prendre un ferry (et mettre le van dessus). Enfin, plus je me renseigne, et plus on me déconseille de me rendre dans les village isolés d’Amérique du Sud, seule et avec mon chien (comme le dit Mélodie, il y a beaucoup de chiens errants agressifs).

Alors, on commence à reconsidérer notre idée, et on regarde les possibilités de faire le Pacific Crest Trail (PCT) (4’250 km) à pied et en autonomie, depuis le Mexique jusqu’au Canada, ce qui nous prendrait plus ou moins 5 mois. A suivre donc !

Le livre pour voyager avec son chien : clic ici !

Laisse-nous un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.