Bosco Gurin avec son chien

Bonjour ami DogTrotter. Dans cet article, Cosmos et moi te proposons de découvrir le village de Bosco Gurin, dans le Tessin Suisse, pour de magnifiques randonnées avec ton chien.

Bosco Gurin : C’est où ?

Bosco Gurin est un village de montagne dans le canton du Tessin, en Suisse. C’est le plus haut village en terme d’altitude, puisqu’il se trouve à 1503 m. C’est le lieu idéal de nombreuses et magnifiques randonnées en montagne avec son chien.

Bosco Gurin : un village historique du Tessin

Situé tout au fond d’une vallée parallèle au Valle Maggia, le village de Bosco Gurin a été fondé en 1253 par des colons valaisans, ce qui en fait le seul village tessinois à parler le Ggurijnartitsch, un dialecte allemand (le Tessin est un canton italophone). Seuls 60 personnes y vivent encore à l’année.

A Bosco Gurin, on y trouve de magnifiques maisons anciennes, parfaitement conservées, construites en bois sur un soubassement de pierre.

Se rendre à Bosco Gurin avec son chien

Pour se rendre en voiture à Bosco Gurin, il faut compter 1h00 depuis Locarno (42 km), dans le canton du Tessin. Depuis Locarno jusqu’au village de Cevio, la route est large et facile à rouler. A partir de Cevio, il s’agit une route de montagne sinueuse et il faux compter 30 minutes pour parcourir les 16 derniers km.

Comme on dit chez nous… Boscu Gurin, c’est un peu le T*** du C** du monde. Mais c’est aussi ce qui fait son charme. Bosco Gurin se trouve tout au bout de la dernière route de la vallée. On ne peut pas aller plus loin, parce que de l’autre côté de la montagne, c’est l’Italie.

Il est interdit de stationner sa voiture dans le village, mais un grand parking gratuit (très rare au Tessin) est à la disposition des touristes en arrivant.

Si tu ne disposes pas d’une voiture, où si tu n’est pas à l’aise sur les routes de montagnes, tu peux aussi facilement monter avec le car postal (les chiens y sont les bienvenus).

Voici le lien du car postal au Tessin, pour les infos, horaires et réservation de billet : postauto.ch/fr/idees-d-excursions/de-cevio-boscogurin

Randonnée à Bosco Gurin avec son chien

Le Tessin est connu pour ses montagnes et ses randonnées et Bosco Gurin ne fait pas exception. C’est le point de départ de nombreuses randonnées en été (il y a aussi quelques pistes de VTT), et c’est également une jolie station de ski en hiver. D’ailleurs, le télésiège est accessible aux randonneurs durant la belle saison.

Personnellement, comme il s’agit d’un télésiège et non d’une télécabine, je ne l’ai pas emprunté avec Cosmos, car je trouvais cela dangereux (et de toute façon j’aime mieux monter à pieds).

Prix et tarif télésiège (en italien) : https://www.bosco-gurin.ch/it/impianti-di-risalita-estate

La Cabane Grossalp – Tessin

La cabane Grossalp, située à 1’900 mètres, est un excellent point de départ pour la randonnée. Elle est accessible à pied en 1h15 environ, ou en télésiège pour ceux qui n’ont pas envie de marcher depuis le village de Bosco Gurin.

On peut y manger (sur réservation), y dormir et les animaux sont les bienvenus. Plus d’infos sur le site de la cabane : www.capannagrossalp.ch

Le Guriner Furka – Randonnée avec son chien au Tessin

Le Guriner Furka se situe à 2’323 mètres et Bosco Gurin à 1’500. C’est donc une randonnée avec 800 mètres de dénivelé positif que je te propose d’effectuer (ou alors, tu peux monter une partie avec le télésiège jusqu’à la cabane Grossalp). Au total, il faut prévoir 4h00 de rando (si tu marche d’un bon pas) pour parcourir les 12km.

Avant de partir, j’avais bien étudié la carte et le parcours. J’avais d’ailleurs trouvé cette randonnée dans l’un de mes livres de randonnée fétiches, tels que celui-ci : Deux jours en montagne dans les alpes suisses. Mon guide indiquait qu’en haut du col, j’allais pouvoir piqueniquer au bord d’un magnifique petit lac de montagne, avec vue sur le Val Formazza.

Avec Cosmos, nous sommes montés à pied depuis le village jusqu’à la cabane Grossalp, à travers les pâturages, sur le sentier des chèvres (parce que ça va plus vite, que c’est plus raide et donc, plus rigolo).

Nous avons commencé à marcher tôt, mais il faisait déjà très chaud. J’avais emporté 3 litres d’eau et ma gourde filtrante Katadyn, que j’ai pu remplir tout le long du trajet avec les ruisseaux croisés sur notre route.

Après quelques photos, nous avons continué notre randonnée en direction du col. Il nous restait environ 1h de marche et un peu moins de 400 mètres de dénivelé. Nous avions donc fait la moitié.

Le Guriner Furka – Ou pas !

Après 30 minutes, je fais une pause pour prendre quelques photos des rhododendrons (fleurs que l’on trouve dans les régions montagneuses, telles que les Alpes, les Pyrénées, et l’Himalaya) et de la vue incroyable qui s’étalait sous nos yeux. Je profite même de sortir ma caméra GoPro et de filmer le panorama.

Mon chien étant un chien de chasse à l’instinct (très) développé, en montagne, je le garde toujours en longe. Ca évite qu’il court derrières les chamois, les bouquetins et les marmottes.

J’étais donc en train de filmer le paysage, lorsque je vois mon chien courir aussi vite que ses petites pattes de Jack Russell le lui permettaient. Attendrie par la scène, je le filme jusqu’à ce que… Je réalise que s’il court, c’est qu’il a réussi à se détacher !

Je hurle de toutes mes forces, lui intiment l’ordre de s’arrêter et de revenir. Mais je ne vois bientôt plus qu’une petite paire de fesses blanches courir en direction du col (qui n’est plus qu’à 200 mètres) et d’une importante barre rocheuse. Il a dû flairer les bouquetins !

Mon chien se fait la malle

Je hurle toujours, jette mon sac à dos au sol et part sur ses traces, ne gardant que mon téléphone à la main. Je perds sa traces pendant plus de 5 très (trop) longues minutes. Ne sachant même pas s’il porte encore son harnais avec sa médaille d’identification ou s’il est totalement « nu », je hurle à m’en casser la voix (il me faudra d’ailleurs deux jours pour la récupérer), je pleure, mais je continue de courir dans la direction qu’il a prise.

Ne le voyant plus, je m’arrête et m’effondre au sol, en larmes. Je suis seule, à 2’200 mètres d’altitude, il n’y a personne, et j’ai perdu mon chien dans un environnement pour le moins hostile. Je continue à hurler, espérant qu’il finir par m’entendre.

Et puis soudain, une petite tête blanche apparait derrière un rocher, par intermittence. C’est mon chien, qui sautille, comme à chaque fois qu’il part en chasse. Je me sens pousser des ailes et fonce dans sa direction. Arrivée à une dizaine de mètres, je m’accroupis et le félicite, lui demandant de me montrer sa trouvaille.

L’ordre que je n’aurais jamais pensé utiliser un jour

C’est un « ordre » que je lui avais appris lorsqu’il était petit, me « montrer » le trou qu’il creuse, le cadavre de souris qu’il venait de trouver, le… Qu’importe. Le but, c’était qu’il s’écarte et qu’il attende que je m’approche pour regarder.

Personne, en me voyant faire, n’avait jamais compris l’intérêt que j’avais à le rendre fier d’une bêtise, mais ce jour-là, je peux te garantir que ça lui a sauver la vie, de manière certaine.

Parce que mon chien était affairé à agrandir le trou d’un terrier de marmotte et était sur le point de s’y enfiler ! Et déjà, une marmotte, c’est « mauvais » quand ça se bagarre (entre ses dents, ses griffes et les maladies qu’elle peut transmettre), mais en plus, une galerie de marmotte est creusée à la manière d’un entonnoir, et les chiens qui s’y aventurent restent souvent pris au piège. Impossible ensuite de les sauver si l’on ne sait pas où ils sont rentrés.

Plaquage de Rugby en pleine montagne

J’ai dû m’y reprendre à trois fois tellement Cosmos était excité, mais j’ai fini par l’attraper en effectuant un plaquage au sol digne d’un rugbyman (j’ai pas donné dans le glamour, c’est vrai, j’ai préféré l’efficacité).

Une fois bien cramponnée à lui, je l’ai rattaché solidement avec deux points d’attaches (le normal avec le mousqueton et un deuxième, directement noué sur le harnais), puis je l’ai câliné pendant au moins 15 minutes.

Je ne l’ai pas grondé, je ne me suis pas fâchée ! C’est important de le rappeler. Si tu passes un savon à ton chien après qu’il ait « fugué », soit bien sûr que la prochaine fois, sachant ce qui l’attend, il ne reviendra pas.

Après toutes ces émotions, Cosmos ayant ressenti ma peur et compris que quelques chose s’était passé, nous n’avions plus le cœur, ni l’un ni l’autre, à finir cette ascension (et moi, j’avais bien trop peur de le perdre encore).

Nous avons donc choisis de faire demi-tour et de rentrer au village pour manger. Au final, nous aurons mis 3h45 pour parcourir 12km et 700 mètres de dénivelé positif.

Boscu Gurin avec son chien – Nos aventures en vidéo

Si tu veux voir le passage de Cosmos qui se fait la malle, c’est à 1min13 sur la vidéo du notre voyage au Tessin.

Tessin

Caro Cosmos View All →

Ma devise : « Jamais sans mon chien ». Après avoir fait le tour du monde seule en backpacking, Cosmos est arrivé dans ma vie. A présent, nous vivons de grandes aventures tous les deux ! Découvre nos deux livres : « Voyager avec son chien – Guide pratique » et « Mon Chien s’appelle Cosmos »

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