Papillomavirus : dépistage et traitement

Aujourd’hui, un article un peu différant. Je sais que le mois d’octobre est celui de la campagne de prévention et de dépistage du cancer du sein, mais cette année, j’aimerais mettre en avant le papillomavirus et le cancer du col de l’utérus qui lui est associé.

Parce que même si j’adore partager mes voyages avec mon chien, parfois, il faut aussi aborder les sujets importants. Et plus particulièrement encore ceux dont personne n’ose parler.

Pourquoi moi ? Pourquoi aujourd’hui ? Parce que c’est une épreuve que j’ai dû traverser en début d’année, que ça n’a pas toujours été facile moralement (je ne vais pas mentir) et que, bon sang, j’avais mille question et zéro réponse. Alors j’en parle ici, dans l’espoir d’aider celles qui se poseront les mêmes questions.

Papillomavirus : de l’importance du dépistage

Le papillomavirus, j’en avais entendu parler une fois à l’école, lorsque j’avais 15 ans. J’avais retenu que c’était à cause de lui qu’on attrapait le cancer du col de l’utérus. C’est tout. A 26 ans, on m’a proposé de me faire vacciner, mais j’ai refusé, argumentant que je venais de me marier et que je n’avais donc « plus de risque de l’attraper » (oui… j’étais naïve à cette époque… mon divorce l’année suivante m’a ouvert les yeux).

Tout s’est très bien passé pendant 9 ans. J’ai l’excellente habitude de faire mon contrôle chez le gynéco de manière annuelle, par acquis de conscience. Et heureusement. Car un jour, les résultats d’analyses ont mis en évidences des cellules précancéreuses.

La nouvelle, je l’ai apprise par téléphone. J’étais au bureau, la conversation avec mon médecin a duré moins de 5 minutes.

Il m’a expliqué que je n’avais pas à m’inquiéter, que cela prendrait au moins 5 ans avant de se transformer en cancer invasif, et qu’on referait le point en fin d’année, par le biais d’une colposcopie (examen approfondi du col). D’ici là, il n’y avait « rien à faire car il n’existe aucun traitement contre le papillomavirus ».

Pour moi, le mot cancer était prononcé, le monde s’écroulait sous mes pieds. J’étais abasourdie. Moi qui ai toujours fait les choses correctement, qui fait des tests de dépistage MST avant chaque nouvelle relation… Je le vivais comme une punition et ne comprenais pas comment j’avais pu l’attraper.

S’en sont suivie deux longues semaines de peur, de stress, de colère, d’angoisses, de larmes. Puis, la rage de vivre à repris le dessus et j’ai fait ce que je fais de mieux : j’ai décidé de me battre et de foutre un grand coup de pied au c** de cette saloperie !

Le papillomavirus, en vrai, c’est quoi ?

Le papillomavirus, c’est la MST la plus contagieuse et la plus rependue dans le monde. On l’appelle aussi HPV (à ne pas confondre avec le VIH) Les médecins estiment que 80 % des gens le contracteront au cours de leur vie.

Le virus peut se transmettre même au cours d’un rapport protégé (en sexe oral ou par pénétration) et il n’existe pas de test spécifique à effectuer pour le détecter chez un homme (qui lui est porteur saint et ne développe que rarement la maladie via un cancer de la gorge ou de l’anus, mais la transmet).

Il existe une centaine de souches différentes, un peu comme les variants du COVID. Seuls 15 souches sont oncogènes (peuvent amener à un cancer). Sur ces 15 souches, 3 sont particulièrement agressives.

Le vaccin GARDASIL 9 couvre les 9 formes les plus graves. Ce qui fait qu’il en reste 6 non-couvertes.

Le virus peut rester plus de 10 ans dans le corps avant que la maladie ne se déclare. Du coup, même lorsque l’on est en couple depuis longtemps, le risque est présent et un dépistage annuel est nécessaire.

Je le répète encore une fois : le dépistage annuel chez son gynécologue est primordial ! Même si c’est désagréable, même si c’est gênant, même si ça fait un peu mal.

Etre positive au Papillomavirus : c’est grave ?

Apparemment, il existe trois stades de développement de la maladie, avant qu’elle ne se transforme en cancer. En gros, plus le dépistage est effectué tôt, meilleures sont les chances d’éradiquer les symptômes et ainsi écarter le risque d’un cancer invasif. C’est pour cela que l’on parle de cellules « précancéreuses ».

Sans rentrer dans les détails (il y a suffisamment de sites médicaux qui en parlent dans le détail), si tu es diagnostiquée avec un stade 1, il y a des chances que ton corps arrive à lutter seul et éradique le virus par lui-même. (Pour mettre toutes les chances de ton côté, c’est clairement le moment d’arrêter de fumer).

Avec un stade 2, le traitement chirurgical consiste à enlever la zone touchée (une cônisation) et « normalement » il risque est écarté définitivement.

En cas de stade 3, ton médecin te conseillera sur le traitement le plus adapté, mais si tu effectues tes dépistages régulièrement, tu ne devrais pas en arriver là.

Papillomavirus : Les traitements

Mon médecin était formel : inutile de s’inquiéter, car de toute façon, il n’existe pas de traitement médicamenteux. La seule « solution » proposée est une cônisation du col après quelques mois ou années pour éviter que le cancer ne se développe.

Une cônisation ? Une opération chirurgicale qui consiste à enlever la partie atteinte, un peu comme on enlève les yeux sur une patate. Tu vois l’idée ?

Merci mais non. Attendre de voir où le vent me portera, c’est bon pour les voyages, pas pour jouer avec ma santé. Je n’ai jamais été une adepte de la médecine occidentale. Cette fois, je prononce le divorce entre elle et moi et décide de trouver une solution par mes propres moyens.

Je retourne littéralement internet à la recherche d’études scientifiques sur le sujet. J’ai aussi ouvert les pages Doctissimo, mais juste pour rire.

En fouillant bien, je découvre une étude en anglais portant sur un traitement homéopathique belge, qui semble réduire le risque de développement du virus de manière significative.

Il s’agit d’un traitement par micro-immunothérapie

Son nom est 2LPAPI de chez Labo Life. Il n’est pas remboursé et coûte environ 60 CHF la boîte en Suisse et 42 € en France.

A Genève, il existe une pharmacie spécialisée (Pharmacie des Eaux-Vives) dans l’homéopathie à Genève, qui a préparé dans son laboratoire des ovules aux huiles essentielles, spécialement pour lutter contre ce virus.

Enfin, j’ai lu quelque part que les champignons Shiitake, l’ail et le curcuma (associé au poivre) pouvaient également lutter contre. J’ai opté pour des comprimés naturels achetés dans mon magasin bio habituel.

Pour le reste, il a fallu trouver la rage en moi pour relever la tête et avoir la positive-attitude. J’ai choisi de ne parler de ma situation qu’à deux amies. Parce que j’avais clairement besoin d’en parler, mais je ne voulais pas que le reste de mon entourage me traite comme une « malade ». J’avais décidé que le virus ne gagnerait pas, il fallait donc que je me comporte en vainqueure.

Le papillomavirus : Et après ?

Si j’en parle aujourd’hui, c’est que j’ai effectué les derniers examens de contrôle il y a quelques temps, et qu’ils se sont tous avérés négatif ! Inutile de préciser que le soulagement a été immense et que j’ai fêté cela comme il se doit.

Mais ces sept mois ont été éprouvants tant moralement qu’émotionnellement. J’ai eu la chance d’être entourée de mes amis, et, même si j’étais célibataire au moment du diagnostic, j’ai rencontré un homme incroyable en cours de route, qui m’a énormément épaulée dans cette épreuve. Au lieu de me dire que « tout irait bien » et que « je n’avais pas à m’en faire », il a été un véritable pilier en me soutenant. La phrase qui m’a particulièrement marquée a été « quoi qu’il arrive, je serai là pour toi ». Et ça avait beaucoup de valeur à mes yeux.

Quand je dis que ça a été difficile à gérer émotionnellement, c’est parce que je me suis sentie attaquée dans ce qui fait de moi une femme. Je n’avais aucun symptôme, et pourtant quelque chose m’agressait dans ce que j’ai de plus intime.

Comme souvent lorsqu’il s’agit d’une affection qui concerne uniquement les femmes, le manque d’information et le détachement relatif du corps médical m’ont révolté. Je me suis sentie livrée à moi-même, seule, perdue.

J’ai la chance d’avoir fait des études, d’avoir l’esprit vif, un caractère bien trempé et de parler plusieurs langues, ce qui m’a permis de trouver « on my own » des traitements alternatifs contre le papillomavirus. Alors, par solidarité, par devoir moral et par sororité, je partage mon histoire, pour aider celles qui traversent la même situation merdique et qui ont besoin de réponses.

Depuis, j’ai évidemment fait part de mon point de vue à mon médecin, et lui ai donné les emballages vides du médicament 2LPAPI et des ovules d’huiles essentiels, pour qu’au moins, il ait quelque chose à proposer aux prochaines femmes à qui il annoncera, en personne cette fois, la même mauvaise nouvelle.

N’hésite pas à diffuser cet article. Il aidera peut-être une sœur, une cousine, une amie, ou l’amie d’une amie.

Ensemble, nous sommes Inarrétables!

Les hors-sujets

Caro Cosmos View All →

Ma devise : « Jamais sans mon chien ». Après avoir fait le tour du monde seule en backpacking, Cosmos est arrivé dans ma vie. A présent, nous vivons de grandes aventures tous les deux ! Découvre nos deux livres : « Voyager avec son chien – Guide pratique » et « Mon Chien s’appelle Cosmos »

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