Notre année 2020

Cela devient une tradition, pour le dernier article de l’année, on vous fait un petit récap’ de nos aventures des 12 derniers mois.

Pour celles et ceux qui ont raté les précédents, c’est par ici :
Notre année 2019
Notre année 2018

Le grand confinement de 2020

Puisqu’il faut bien en parler, 2020 a été une année particulière pour tout le monde. Nous avons dû apprendre à nous adapter à une situation que nous n’avions envisagée que comme scénario d’un film catastrophe lowcost

En bonne millénale, jamais je n’aurais pu imaginer que le gouvernement du pays dans lequel je vis pourrait un jour restreindre mes libertés de mouvement. Pas en Europe, pas en Suisse. Je fais partie de la « génération Easyjet », celle qui a grandi avec l’informatique, pour qui il est normal de passer un appel Skype à ses parents depuis l’autre bout du monde, celle qui peut faire ses études en Erasmus…

Alors oui, j’ai été choquée, et le mot est tout à fait à propos, d’avoir découvert une frontière fermée par des blocs de béton, des barrières métalliques et des chaines. Une frontière gardée par l’armée, au beau milieu des champs, lorsque je partais faire mon jogging. Une frontière infranchissable, qui m’empêchait de voir une partie de ma famille, alors qu’elle n’habite qu’à quelques kilomètres.

Je vis en Suisse, ce qui veut dire que, dans mon malheur, j’ai eu la chance d’être « enfermée » dans mon pays, mais pas chez moi. La liberté de me déplacer où je le souhaitais, du moment que je ne quittais pas le territoire.

Une frontière fermée, imperméable, je peux la concevoir en temps de guerre. Mais cette année, l’ennemi que nous devions combattre était le seul à pouvoir circuler librement.

Le grand gagnant de cette situation, en fin de compte, c’est Cosmos. Pour lui, 2020 est une année un peu magique, parce qu’il m’a eue à la maison, rien que pour lui, pendant plus de 9 mois. Comme tout le monde, j’ai appris à travailler depuis chez moi, à me discipliner pour me lever le matin, m’habiller et me coiffer, puis allumer mon ordinateur pour assister aux réunions en visio, parce que malgré tout, la vie continue.

Même si je suis une solitaire convaincue et que le fait de ne voir personne durant des semaines entières ne m’a jamais posé de problème (le confinement n’a finalement pas changé grand chose à ma vie sociale), ce que je retiens tout de même, c’est l’importance d’être entouré de ses proches. Parce qu’une fête des mères où je ne peux pas prendre ma Maman dans les bras, un anniversaire où chacun mange à 2 mètres de distance et où l’on ne peut plus souffler de bougies, une bonne nouvelles que l’on doit annoncer par écrans interposés… Ça attriste, ça laisse un goût amer d’inachevé, ça crée un vide dans le cœur que seul l’autre pourrait combler. Pourtant, les risques sont réels, et pour pouvoir continuer à se voir, on accepte de ne plus se toucher, en espérant que cela ne durera pas trop longtemps.

Pour clore ce chapitre, j’espère simplement que 2020 restera dans l’histoire comme l’année du « grand confinement » et que nous n’aurons plus à revivre pareille épreuve.

Notre année 2020 : on voyage autrement

Cosmos étant résolument positif, de son point de vue, il a passé une année 2020 génial. Je lui laisse le clavier pour sa rétrospective.

Hello à tous ! Alors moi, en 2020, j’ai peut être pas pu aller pisser sur la ligne du cercle polaire comme j’avais prévu de le faire, mais j’ai quand même vu des trucs supers cools :

  • J’ai campé aux Grisons avec les ours (puisqu’on a pas pu partir en Scandinavie, on a fait avec les moyens du bord)
  • J’ai fait des randos de véritable chien montagnard sur les traces de Papy, au Tessin
  • J’ai parcouru le Valais, en long, en large et en travers
  • J’ai pissé sur la plage du débarquement en Normandie
  • J’ai pissé dans la Manche
  • J’ai pissé dans les sables mouvants du Mont Saint Michel
  • J’ai pissé … Cosmos !! On s’en fiche de savoir où tu as pissé !
  • On a fait tellement de paddle durant tout l’été que j’ai cru que des écailles allaient me pousser sur les pattes
  • J’ai camper au milieu des loups à la Vallée de Joux
  • J’ai goûté le Kouign Amman breton (et Caro le Chouchen)
  • J’ai mangé une crêpe roulée en Bretagne (ouais, une crêpe ROULEE, et c’était pas un petit exploit puisque là-bas, ils les plient leurs crêpes, ces sauvages)
  • J’ai vu Caro passer un entretien d’embauche en tongues, depuis la voiture, en visio (et les mecs en face ne se sont rendus compte de rien)
  • J’ai pissé sur les remparts de Saint-Malo (je le dis quand même parce que c’était pire cool ça)
  • J’ai vu des dolmens et j’ai vu des dauphins sauvages
  • J’ai voulu rentrer dans la légende et devenir roi de Bretagne en allant retirer l’épée Excalibur de son rocher dans la forêt de Brocéliande et puis j’ai renoncé, la royauté c’est surfait. Cosmos… avoue que t’as pas réussi… Non Madame, c’est pas que j’ai pas réussi, je t’ai déjà dit, j’ai changé d’avis au dernier moment
  • Avec Caro, on a bientôt fini d’écrire le prochain livre, qui relate toutes nos aventures et les secrets qu’on a jamais osé avouer à Mamy
  • J’ai supporté la conduire de Caro sur plus de 15’000 km, alors qu’on est pratiquement pas sorti de Suisse. On en a vu du pays, moi j’vous l’dis
  • J’ai supporté Caro quand elle a décidé d’apprendre à massacrer jouer de la guitare
  • J’ai supporté Caro qui a enfin arrêté de fumer.
  • J’ai supporté… bon, ça je vous le dirai plus tard parce que là, elle me fait les gros yeux…
  • J’ai aussi convaincu Caro de me tatouer sur son bras (badass ça, j’avoue)
  • Et puis, même si j’ai moins voyagé cette année, j’ai la chance de pouvoir dire qu’aucune des personnes que j’aime n’est tombée malade à cause de cette cochonnerie.
  • On ne vit pas non plus dans une maison décorée au PQ et aux paquets de pâtes. (Note à moi-même : prévoir des réserves de cervelas en cas de troisième vague)
  • J’ai eu Ma Caro rien que pour moi durant presque toute une année. Ça, c’était le plus beau des cadeaux !

100’000 mercis

2020, c’est aussi l’année des records. Plus particulièrement, pour nous, c’est le records de visites sur le blog, que vous avez battus.

Parce que même si je n’ai jamais eu pour objectif de développer mes stats de consultations, quand je vois que vous avez dépassés les 100’000 visites cette année, je me sens fière, flattée et j’ai envie de le souligner.

Alors, comme chaque année, on aimerait te remercier, toi qui suit fidèlement nos aventures depuis quelques semaines, quelques mois, ou peut être même depuis le début de ce blog. Un énorme merci du fond du cœur, de croire en nous et de nous soutenir !

Le mot de la fin

Les mots d’humour sur le sujet ayant déjà tous été épuisés sur les réseaux sociaux, on ne va pas vous faire la plaisanterie du « on ne vous souhaite pas une bonne année 2021 vu ce qui s’est passé la dernière fois« .

Non. On va juste vous souhaiter d’être entourés de ceux que vous aimez, et d’être au moins à moitié aussi heureux que nous.

A très vite, prenez soin de vous ! Gros bisous

Les hors-sujets

Caro Cosmos View All →

Ma devise : « Jamais sans mon chien ». Après avoir fait le tour du monde seule en backpacking, Cosmos est arrivé dans ma vie. A présent, nous vivons de grandes aventures tous les deux ! Découvre nos deux livres : « Voyager avec son chien – Guide pratique » et « Mon Chien s’appelle Cosmos »

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